
Au sein de la @regiongrandest @agronutris @protoelectroniq #OrganicpacSAS Parmi les premières entreprises françaises soutenues par #FranceRelance dans le cadre du plan national de relocalisation d’implantation d’activités industrielles stratégiques pic.twitter.com/8gtHoFS6Ze
— Jean ROTTNER (@JeanROTTNER) November 19, 2020
Le secours à l’économie comme cheval de bataille
L’économie est un secteur prioritaire dans les aides présentées par la Région Grand Est. Afin de répondre aux difficultés largement amorcées par le premier confinement, mises en exergue par le second, la Région et les partenaires engagés dans le déploiement du Fonds Résistance font évoluer ce programme. Les commerçants, dont l’entreprise a été créée avant mars 2020, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 350 000 euros annuels et qui compte moins de cinq employés, verront leur loyer pris en charge sur les périodes de fermeture administrative. Les seuils du Fonds Résistance s’apprêtent aussi à être relevés à 30 000 euros pour les activités touristiques et culturelles. Particulièrement touchés, les artisans et les petits commerçants vont bénéficier d’aides pour amorcer leur digitalisation : c’est le dispositif « Grand Est transformation digitale ». Les petites structures vont notamment pouvoir encaisser un chèque allant de 1 000 à 6 000 euros pour optimiser leur organisation, adapter le design de l’offre et déployer une stratégie de commercialisation et de communication adaptée à la période de crise. « Notre objectif est que 800 entreprises du territoire puissent intégrer cette démarche à l’horizon 2021 », développe Jean Rottner. De la même façon, la Région, avec la CRCI (Chambre régionale de commerce et d’industrie) et la CRMA (Chambre régionale de métiers et de l’artisanat) espèrent développer une solution régionale de prise de rendez-vous en ligne pour les commerçants et artisans qui souhaiteraient se tourner vers le e-commerce. Dès à présent, 2 000 places de formation numérique gratuites, financées par la Région, sont accessibles. Le mois de novembre doit aussi voir la naissance d’un agrégateur régional pour permettre d’accéder à l’ensemble des places de marchés, plus connues sous le nom anglais de « marketplaces ». L’objectif est de mettre à jour une plateforme fonctionnant via la géolocalisation et référençant toutes les places de marché et les plateformes d’achat local, « du producteur au consommateur » sur tout le territoire. « Noël s’annonce difficile. Notre volonté est qu’au pied des sapins, on trouve du Grand Est, et encore du Grand Est », explique Jean Rottner qui insiste beaucoup sur le local. Ainsi, 10 000 « packs noël » vont avoir pour vocation de stimuler le commerce, le tourisme et la culture. Le principe de cette action réside dans la promotion d’une plateforme de réservation en ligne sur laquelle particuliers et comités d’entreprises pourront réserver des repas, des nuitées, des services avec « un petit plus concédé par les vendeurs. Cet achat prendra la forme de bons utilisables dès la réouverture des établissements à utiliser tout au long de 2021 », détaille le compte rendu de la séance plénière (la mise en ligne est effective depuis le 16 novembre avec une montée en puissance prévue jusqu’aux fêtes de fin d’année, ndlr). Sur le plan économique, la Région Grand Est met également l’accent sur une filière viticole fortement impactée elle aussi par la fermeture des cafés, hôtels et restaurants, mais également par l’annulation des salons professionnels. Ainsi, un plan doit venir au service de la compétitivité et de la durabilité des exploitations viticoles via, entre autres, la promotion des vins de la région. Une aide de 800 000 euros est ainsi prévue pour relancer les ventes et l’exportation.