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Maxéville : Hoppy Road, « brasserie française de l’année »
Il aura fallu moins de cinq ans pour que la petite brasserie artisanale Hoppy Road, créée à Maxéville par de jeunes entrepreneurs passionnés, se taille une réputation nationale. Auréolée du titre de « Meilleure brasserie française » par le magazine spécialisé Quaff, l’équipe pétille d’ambitions pour 2022 avec une gamme de bières toujours plus originale et un projet d’extension sur les rails.
Charles, Guillaume, Lucas au premier plan, Matthieu et Julien au second plan, dans la salle de brassage à Maxéville. Photo DRIl aura fallu moins de cinq ans pour que la petite brasserie artisanale Hoppy Road, créée à Maxéville par de jeunes entrepreneurs passionnés, se taille une réputation nationale. Auréolée du titre de « Meilleure brasserie française » par le magazine spécialisé Quaff, l’équipe pétille d’ambitions pour 2022 avec une gamme de bières toujours plus originale et un projet d’extension sur les rails.
Velvet, 1984, Flamingo, Liquid Love, 365 nuits… Leurs noms sonnent comme des titres de films, de chansons ou de groupes de rock. Les étiquettes au design soigné vous donnent des envies de collection. Mais un bel emballage ne crée par le succès et c’est avant tout par l’originalité de ses saveurs que la jeune brasserie Hoppy Road de Maxéville a su trouver son identité parmi les centaines de bières artisanales locales et nationales.
Lorsque Julien Pécheur, Charles Sanner et Lucas Del Biondo lancent leur affaire, la mode est aux micro-brasseries qui surfent sur l’engouement des Français pour les bières artisanales produites localement. L’année de la création, en 2017, une micro-brasserie s’ouvre tous les deux jours en France, laissant présager un marché très concurrentiel. Pour sortir du lot, les trentenaires ont affiché la couleur dès les premiers brassins. Le rose, en l’occurrence pour l’une des bières emblématiques de la maison, la Flamingo, une Berliner Weisse (bière de blé acidulée) au citron vert et aux fleurs d’hibiscus. « Elle fait partie de notre gamme régulière de six – bientôt sept – bières, explique Lucas Del Biondo. Légère, un peu acidulée et très désaltérante nous l’aimons beaucoup. Elle symbolise un peu notre ADN qui met en avant la créativité, le plaisir et la diversité. On aurait pu se spécialiser dans un style précis mais ce n’est pas notre genre, on adore explorer et créer la surprise ! Nous nous sommes lancés dans cette aventure en voulant absolument garder la liberté de brasser ce qu’on a envie de boire… et on a envie de boire beaucoup, beaucoup de styles différents. » Chaque mois, quatre recettes éphémères sont mises en bouteilles à Maxéville.
Le houblon va rencontrer les câpres, la Suze et le vin de noix
Des titres qui encouragent l’entreprise à se développer. Car les locaux actuels, en bord de Meurthe paraissent désormais un peu étroits. Les grandes cuves en inox, les tonneaux de fermentation, les bouteilles prêtes pour l’expédition, le petit monde d’Hoppy a bien grandi en cinq saisons. L’équipe s’est d’ailleurs étoffée. Adrien a fait son stage de fin d’études de Polytech Angers chez Hoppy Road, il a été embauché à l’issue de celui-ci et s’est spécialisé dans les bières dites « sauvages », créées avec des levures originales. Guillaume gère désormais la boutique, ouverte au sein de la brasserie pendant le confinement, il est apprenti pour devenir zytologue, l’équivalent des sommeliers pour la bière. Enfin, Mathieu, le dernier arrivé apportera sa connaissance du milieu de la restauration, avec une belle carte de visite, puisqu’il est le créateur de l’enseigne nancéienne de burgers Voyou : « Nous sommes amis depuis des années et nous partageons les mêmes valeurs. Après plusieurs collaborations, comme cet été à la guinguette de la Méchelle, j’ai eu envie de prendre part au projet de développement. J’ai vendu Voyou et rejoint l’équipe il y a quelques jours avec comme première mission le développement local et les restaurants. » Preuve de la bonne santé de la brasserie, les travaux d’extension qui devraient commencer prochainement. La superficie totale devrait être multipliée par trois, principalement pour augmenter la surface dédiée à la fermentation et developper les ventes en ligne et à l’international.