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Théâtre de Lunéville : des factures derrière le rideau
Est-ce un mauvais vaudeville ? Sur la scène, on retrouve la maire de la ville et le directeur du théâtre, suspendu à titre conservatoire. Deux enquêtes administratives et judiciaires sont en cours.
De son côté, Frédéric Fage ne reste pas inactif. Il contre-attaque en s’appuyant sur des éléments qui remontent jusqu’au mois de septembre 2021. Des paramètres qui font tiquer la minorité au conseil municipal et figurent au bilan examiné lors du dernier conseil d’administration du théâtre où sont inscrites des sommes conséquentes (il serait question, selon l’opposition, de 7 000 euros) qui ont été réglées à Mme Paillard pour l’hébergement d’acteurs dans des chambres d’hôtes qui lui appartiennent.
Du côté de la mairie, l’entourage de Catherine Paillard, qui s’en explique par ailleurs, fait observer qu’elle n’a jamais fait de démarches pour solliciter cette clientèle dont elle n’avait pas l’exclusivité. Certains portaient leur choix sur d’autres établissements de la ville ou préféraient séjourner à Nancy. Indignée par les insinuations, voire plus, dont elle l’objet, la première magistrate de Lunéville a porté plainte… ce qu’a fait aussi Frédéric Fage. « On pourrait discuter s’il y avait attribution d’un marché public, ce n’est pas le cas. L’argument qui est brandi est une insulte à la bonne foi de madame la maire », s’indigne Jacques Lamblin, qui soutient Catherine Paillard et apporte cette précision : « Lorsque j’étais maire, je n’exerçais plus en tant que vétérinaire. En revanche, lorsque j’étais conseiller municipal, puis adjoint, il m’est arrivé, dans l’exercice de ma profession, d’être ponctuellement prestataire de la mairie. » Autrement dit, ne voyons pas de conflits d’intérêts là où ils n’existent pas.
Thibault Valois, conseiller d’opposition à Lunéville. Photo DR
Dans cette sorte de brouillard qui entoure cette histoire, nous sommes loin du dernier acte. Pourtant, le théâtre devrait être l’endroit où l’horizon se dégage au lieu de se boucher, l’espace où dansent et virevoltent des mots joyeux, parfois plus sombres, où règne l’insolence, la liberté de penser et non les doutes, les soupçons qui rouillent, troublent et réduisent l’esprit qui devrait régner autour d’une scène, conventionnée ou non.
Est-ce le reflet d’une société qui, décidément, s’embourbe de plus en plus ? Une embardée dont il appartiendra à la justice de définir l’ampleur et les conséquences, comme il s’en produit dans tous les milieux ? Ce face-à-face entre la maire de Lunéville et le directeur suspendu à titre conservatoire ressemble à une mauvaise création. Farce ou intrigue plus inextricable dont l’enquête en cours va dénouer les fils ? Réponse lorsque le rideau tombera. En attendant, il y a des éclaboussures sur la scène.