
Des moyens pour lutter contre les violences intrafamiliales
2020 marque aussi une forte augmentation des violences sexuelles et intrafamiliales. Pour y faire face, les forces de l’ordre ont déployé de nouveaux outils pour les repérer et les signaler. Au sein de la police nationale, cela s’est traduit par le développement d’une unité spéciale composée de quatre fonctionnaires. « L’objectif est d’aider les victimes et de leur offrir un meilleur accompagnement », détaille le commissaire divisionnaire Patrick Valentin, directeur départemental adjoint de la sécurité publique de la Moselle. En 2020, les policiers ont noté une augmentation de 5,58 % des interventions dans le cadre de différends familiaux. Du côté de la gendarmerie, la lutte passe par la création d’une maison de confiance et de protection des familles. « Cinq effectifs sont référents au sein des brigades et participent à la formation de tous. Il est nécessaire d’avoir une action cohérente qui inclut tout le monde dans la gestion de ces violences qui constituent 30 % de nos interventions de nuit », affirme le Général Eric Matyn, commandant du groupement de gendarmerie de Moselle. 2020 aura également été l’année de l’adaptabilité pour les forces de l’ordre, qui ont dû renforcer leur action et leur présence sur la voie publique afin de faire respecter les différentes mesures sanitaires. Au total, 175 000 contrôles ont été effectués sur l’année en Moselle, et 25 000 verbalisations ont été dressées pour non-port du masque ou absence d’attestation.