Le festival LGBT+ messin revient pour sa troisième édition des Rainbow Weeks ce vendredi 17 mai. Un mois d’expositions, de conférences, de films qui se clôture par la marche des fiertés le 15 juin. Un mois pour se souvenir de la grande histoire des luttes, un mois d’inclusion, de visibilité et d’identification.
En 1969 éclataient les émeutes de Stonewall, souvent considérées comme le début des luttes LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) aux Etats-Unis et dans le monde. Cinquante ans plus tard, l’association messine Couleurs Gaies souhaite inscrire dans les esprits cet événement fondateur ainsi que l’histoire des luttes LGBT et ceux qui la font. Elle en fait le thème de sa troisième édition des Rainbow Weeks, en partenariat avec La Semaine.
« Comment fait-on pour que la mémoire ne soit pas effacée ? », interroge Jonathan Schmitt, coordinateur du festival chez Couleurs Gaies. Cette question, ainsi que celle de l’identification, va traverser l’ensemble des quatre semaines de festival.
À la demande de l’association, la ville de Metz a fait voter en avril dernier, le nouveau nom d’un jardin proche du boulevard Poincaré d’après deux personnalités importantes de Stonewall : Marsha P. Johnson et Sylvia Rivera. « Comme pour les femmes, il faut que nommer et voir des personnes LGBT devienne une habitude. Les Rainbow Weeks veulent s’intégrer dans l’espace public, créer des débats mais aussi être populaires pour tout le monde et aller au contact des gens. »
D’où une exposition photo de Canobrac sur les drag queens parisiennes, installée dans le gigantesque IKEA messin (inaugurée le 18 mai), une autre sur les témoignages trans ou encore l’exposition de portraits de militants issus de la série 40 LGBT+ qui ont changé le monde de Florent Manelli et la création d’un mini-musée historique.
Festif et militant
L’inauguration du festival marque aussi l’installation du patrimoine documentaire de l’association aux archives municipales (une convention officielle va être signée le 17 mai) et la création d’archives en ligne. Pour les 20 ans de Couleurs Gaies, l’hôtel de ville va également être éclairé chaque soir des couleurs de l’arc-en-ciel. Pour la première fois, les Rainbow Weeks mettent aussi l’accent sur le cinéma, avec une programmation spécifique du 7 au 9 juin, en partenariat avec le Klub et le festival parisien Chéries-Chéris. « Le cinéma et les séries ont un impact très fort sur tout le monde. Certains personnages ou personnalités peuvent devenir des modèles », confirme Quentin Jungmann, chargé de l’événement. En ouverture sera projeté le film documentaire Coming-Out, en présence du réalisateur Denis Parrot, une compilation cruciale de vidéos de jeunes dans le monde filmant l’affirmation de leur identité sexuelle.Ce contenu n'est pas visible à cause du paramétrage de vos cookies.
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